Après un petit entrainement la veille au Parc Huerquehue pour s'échauffer (bon, nos mollets tiennent le coup, les parisiens commencent à être décrassés), c'est parti pour l'ascension !
On part donc avec un petit groupe aux aurores, environ 12 personnes pour 4 guides, on se sent bien entourés ! Dans la navette qui nous amène à ses pieds on se demande si c'était une si bonne idée. Arrivée à la base du volcan... et bien, il est haut tout de même ! Toujours la même question, mais on ne peut plus faire demi-tour. On mets nos sacs à dos chargés de tout le barda nécessaire à l'ascension et la descente et on attaque la montée dans la neige.
Au bout de 2h de montée, on rajoute les crampons... ce qui tombe plutôt bien puisque la neige commençait à se changer en glace et que la pente était plutôt raide.
On essaie de juger de l'avancée en fonction du nombre de pauses déjà effectuées... Toutes les idées sont bonnes pour garder le moral et continuer à avancer : dans tous les cas, on n'a jamais été aussi près du cratère, encore quelques pas... Au bout d'un moment, à marcher dans les traces de pas du guide, on arrive même à retrouver le titre du film "je règle mon pas dans le pas de mon père". Et mine de rien, ça aide à avancer encore un peu : je règle mon pas sur le pas de mon père, je règle mon pas sur le pas de mon père...
Et soudain : plus que 40 minutes pour arriver au sommet ! Même si ce sont des "minutes chiliennes" (l'équivalent de nos minutes de coiffeur), on ne peut pas abandonner si près du but. Un peu de Pink Floyd dans les oreilles pour reprendre le rythme dans la dernière montée et ne pas décrocher. On évite de demander à l'autre comment ça va, on sait qu'on est lessivés mais qu'on ira jusqu'au bout (ne pas se mettre jusqu'au bout de mes rêves dans la tête, ne pas se mettre jusqu'au bout de mes rêves dans la tête !).
Enfin ! Les guides nous félicitent : nous avons gravi le volcan en 3h10 (ce qui est plutôt un bon temps) ! Ils ne sont pas peu fiers les sous-doués de la rando dont on peut lire le nom sur le casque, essoufflés mais heureux devant le cratère fumant !
La descente est moins fatigante : on se laisse glisser, tantôt sur les fesses, tantôt sur une pelle à neige le long du volcan en utilisant notre piolet en guise de frein à main. C'est un sport complet qui nous aura usé les pieds, jambes, bras et fesses... On finit couverts de neige, trempés, épuisés mais heureux, c'est peut être ce genre de choses qu'on est allés chercher si loin.




Ma pauvre Héloïse, toi qui as failli avoir tes vapeurs en montant le col de Coux à Morzine, tu as drôlement progressé !
RépondreSupprimerVous êtes très beaux avec vos casques ! Après Vol de Nuit et Moby Dick on se croirait dans un bouquin de Frizon-Roche. Bientôt l'Ile au Trésor ?
Cette fois-ci c'est le volcan qui a eu ses vapeurs ;)
SupprimerQuand à l'île au trésor, tu ne crois pas si bien dire : c'est le prochain épisode...
Toute la bibliothèque verte va y passer !
SupprimerOuah ! c'est tout ce que je peux dire
RépondreSupprimerBastien, tu es magnifique avec tes lunettes de travers sur fond de cratère !
RépondreSupprimerOui, j'essaye de lancer une mode au Chili mais j'ai l'impression que même ici mon style ne décolle pas :^)
RépondreSupprimerDu coup, résigné, je suis passé chez l'opticien aujourd'hui faire remettre la petite patte de nez (si un spécialiste oculaire passe sur ce blog, il pourra me dire le nom de cette satanée "patte de nez en plastique qui quand tu l'as, colle et fait des traces, et quand tu l'as pas fait un mal de chien au nez")
Apparemment, ça s'appelle des "plaquettes", tenues par des supports de plaquettes, eux-mêmes tenus par des bras de plaquettes....("Petite pièce, généralement de plastique, qui sert de surface d’appui du cercle sur le nez." source : ikonet.com)
SupprimerExcellent, merci, je vais enfin arrêter de chercher des "trucs de nez maintenant".
SupprimerSuper , super , super .... bravissimo !!!!! (écrit-elle , vautrée sur son lit en regardant le paysage défiler par 30° et en sirotant un ti-punch ...)
RépondreSupprimerje vous embrasse les loulous